Devenir exploitant agricole sur l'archipel

Pourquoi venir à Saint-Pierre et Miquelon

Saint-Pierre-et-Miquelon, un territoire, un terroir

Le climat fait de l’archipel un territoire de production très particulier. Insularité, hivers longs, continents lointains. Le vent, les marées et le froid font partie du quotidien. 


La mer et la météo, structure l’organisation du travail.


Sept exploitations, sont présente sur l’archipel. 


Miquelon accueille plusieurs des principales exploitations, et tout passe par le bateau entre les deux, le matériel, les matières premières, les produits finis. On apprend vite à anticiper. Les agriculteurs d’ici ont au moins un point commun : ils sont tenaces et passionnés ! 


Cette contrainte fait aussi la valeur des productions de Saint-Pierre-et-Miquelon, celles d’un terroir maritime exigeant.

Saint-Pierre-et-Miquelon : un lieu d’accueil pour les agriculteurs

Écouler sa production n’est pas la difficulté principale, la concurrence y est faible et les habitants achètent les produits locaux en priorité. Les institutions chargées du développement agricole sont, de leur côté, très présentes auprès des professionnels comme des nouveaux porteurs de projet. Elles cherchent en permanence à réduire ce que le climat et la géographie imposent de contraintes.


Accompagné en amont, attendu par les consommateurs en aval, le contexte est favorable à qui veut s’installer à Saint-Pierre-et-Miquelon.

La création de projet

Monter une exploitation ici demande un projet tenable, calé sur les contraintes du territoire. L’accompagnement commence en amont du projet, il est nécessaire de préciser l’idée, en tester la faisabilité, repérer les démarches, monter les dossiers, à commencer par les demandes de subvention notamment l’aide à l’installation en agriculture.

Télécharger le guide à l'installation Télécharger

La transmission

Transmettre, c’est éviter qu’un savoir-faire et un outil de production disparaissent avec un départ. L’enjeu est réel sur un territoire qui compte sept exploitations. Le conseiller agricole aide à poser les conditions de la reprise et à en préparer les étapes clés. Un suivi individualisé accompagne ensuite le cédant comme le repreneur, sur le plan technique, administratif et financier.

Les financements

Qui finance quoi ?

  • L’État : aide à l’installation en agriculture (DIA), jusqu’à 100 000 € par porteur de projet, ainsi que les subventions listées ci-dessous. 
  • La Collectivité territoriale : dispositifs et appels à projets locaux, arbitrés en commission des affaires agricoles (CAA).
  • L’ODEADOM : soutien aux productions et cofinancement d’équipements structurants, comme l’abattoir de Miquelon.

Les subventions de l’État

  • Subvention à l’importation d’animaux vivants et d’œufs à couver (SIAV) importation d’animaux vivants et d’œufs à couver.
  • Subvention à l’importation d’intrants (SII) : importation d’intrants agricoles.
  • Subvention à l’investissement (SIE) : bâtiments, ateliers, matériels et équipements agricoles.
  • Subvention à la réalisation d’essais techniques de production agricole (SETPE) : essais de production, transformation agricole et projets d’énergie renouvelable autoconsommée.
  • Subvention pour la réalisation d’appui technique (SAT) : accompagnement technique des agriculteurs et transformateurs.
  • Subvention pour le transfert de connaissances et les actions de formation/information (STCF) : formation, information et transfert de connaissances.

Se former

Apprendre le métier d'agriculteur

Se former n’est pas seulement une nécessité pour son parcours personnel, c’est aussi une condition d’accès aux aides.


  • Le BPREA (brevet professionnel responsable d’entreprise agricole), formation de référence pour s’installer en agriculture.
  • Les certificats de spécialisation (CS) : élevage caprin, maraîchage, agriculture biologique, transformation fermière, etc.
  • Le PPP (plan de professionnalisation personnalisé), validé par la CTAA. C’est lui qui rend un porteur de projet en formation éligible aux subventions de l’État. Deux échéances à retenir : la capacité professionnelle dans les 24 mois suivant la signature de la convention, l’installation dans les trois ans, prolongeable une fois par la CTAA.
  • Fiche 1 – tronc commun, dispositif 2025-2029.
  • Le Certiphyto, certificat obligatoire pour utiliser, vendre ou conseiller les produits phytopharmaceutiques en toute sécurité.
  • Les formations financées par la STCF (transfert de connaissances, information)
  • fiche 7.

Réaliser un stage agricole à Saint-Pierre et Miquelon

L’archipel offre un terrain de stage peu banal aux étudiants en formation agricole ou agronomique : petites structures, climat subarctique, circuits ultra-courts. Maraîchage, élevage, transformation fermière ou hydroponie, en immersion productive comme en mission d’étude. À l’été 2026, la CACIMA a accueilli cinq élèves ingénieurs, dont deux à Miquelon. L’expérience a plu de part et d’autre et les exploitants sont prêts à recommencer, avec des élèves ingénieurs comme avec les autres filières de l’enseignement agricole. 


Les mises en relation passent par le conseiller agricole de la CACIMA, à contacter plusieurs mois à l’avance pour organiser la logistique.s

An unhandled error has occurred. Reload 🗙